À Paris Bastille, l’Animaconf itinérante de l’ULCO transforme une Masterclass du PEPR en exploration sensible du sable

Les équipes du LPCA et du Pôle de Recherche MTE de l’ULCO ont participé, le 2 avril 2026, à la 7ᵉ session des ateliers d’exploration spéculative dans le cadre du PEPR O2R, à la Bastille à Paris, en présentant, lors d’une Masterclass, une Animaconf sur le thème de la fluidisation ainsi qu’une exposition d’imageries MEB.

Organisée par la Maison des Humanités Potentielles de ce PEPR, en partenariat avec le LESC-CNRS et l’ENSCI, cette session a permis d’expérimenter la granularité du sable, et en particulier sa fluidisation. En effet, ce dernier ouvre un nouvel horizon : celui d’une robotique inspirée des milieux granulaires, où l’action ne naîtrait plus de mécanismes rigides, mais de la mise en mouvement collective de particules.

Entre art et science, le sable a été exploré à travers les expérimentations de l’Animaconf de l’ULCO ainsi qu’à travers une exposition d’imageries MEB.

Pourquoi une Animaconf dans une Masterclass de ce PEPR ?

Dans le cadre de la stratégie nationale du programme France 2030, les programmes de recherche exploratoire visent à renforcer la recherche française et à consolider son leadership. C’est dans ce contexte que le programme de recherche exploratoire Robotique organique a été financé afin de soutenir l’exploration de ces sujets de recherche émergents.

Ce programme s’appuie sur une approche pluridisciplinaire intégrant les sciences humaines et sociales, les sciences du numérique et les sciences de l’ingénieur.

Cette pluridisciplinarité constitue une véritable force pour ce PEPR. Cependant, elle pose également un défi majeur : faire dialoguer efficacement des spécialistes issus de domaines très différents. C’est précisément pour répondre à ce défi qu’une Animaconf exceptionnelle, spécialement conçue pour des chercheurs issus des communautés en sciences humaines et sociales (SHS), du design et des arts robotiques, a été proposée lors de cette Masterclass.

Une Animaconf de l’ULCO à la Bastille

Ainsi, à deux pas de la place de la Bastille et en face de l’Opéra Bastille, le bâtiment de l’ENSCI a accueilli l’équipe de l’Animaconf itinérante de l’ULCO pour une demi-journée dédiée au sable.

En présence de chercheurs, ingénieurs, doctorants et post-doctorants, l’Animaconf a déployé un ensemble de dispositifs expérimentaux permettant de favoriser un langage commun entre spécialistes de disciplines différentes.

Démonstrations par des expériences spectaculaires avec la participation d’une partie de la communauté scientifique du PEPR O2R

Les caractéristiques du sable ont tout d’abord été décrites à partir des images MEB, réalisées par Mac Fourmentin puis les éléments qui le constituent ont été expliqués à partir des résultats des spectres EDX. Enfin, une brève description de la structure cristalline et amorphe du sable a été abordée.

Après avoir compris ce qu’est réellement le sable, une expérience de fluidisation a été présentée : le sable se comporte alors comme un fluide sous les yeux ébahis des participants. Afin d’expliquer ce phénomène, certains principes fondamentaux de la physique ont été introduits. Ces notions ont été illustrées par des expériences ludiques et spectaculaires pour faciliter leurs compréhensions.

Les explications s’enchaînent de la pression à la vitesse du fluide jusqu’aux phases de la fluidisation (coalescence, bullage, pistonnage…)

Les démonstrations et les explications se succèdent, du théorème de Bernoulli à l’effet Venturi, en passant par les différentes phases de la fluidisation.

Participation de l’anthropologue Emmanuel Grimaud, Médaille de bronze CNRS à l’expérience du lit fluidisé avec effet de diffusion de la nappe laser par la phase de bullage du sable

Une immersion visuelle : l’exposition d’imagerie MEB

À l’issue de l’Animaconf, une exposition d’images issues de la microscopie électronique à balayage (MEB), réalisées par Marc Fourmentin, a été présentée dans la galerie du sous-sol du bâtiment de l’ENSCI.

Cette exposition proposait une exploration visuelle du sable à différentes échelles, révélant la diversité des formes et des textures des grains. Du visible à l’invisible, les visiteurs pouvaient ainsi observer le sable jusqu’à un grossissement de ×23 000, découvrant des structures insoupçonnées.

Au-delà de leur dimension scientifique, ces images ont également contribué à créer une atmosphère immersive : elles ont constitué le décor de la performance proposée par Emmanuel Ducourneau et Nathalie Guimbretière, prolongeant ainsi le dialogue entre science, art et perception en retraçant le cycle de vie d’un grain de sable.

Exposition, dans la galerie du bâtiment de l’ENSCI, des images MEB réalisées par Marc Fourmentin favorisant une atmosphère immersive pour la performance proposée par Emmanuel Ducourneau et Nathalie Guimbretière